26-Ancienne Gare d'Orléans et histoire du train à Bordeaux

26-Ancienne Gare d'Orléans et histoire du train à Bordeaux
Les chemins de fer font leur apparition en 1841 à Bordeaux avec l'ouverture de la ligne entre Bordeaux et la Teste par la Compagnie de chemin de fer de Bordeaux à La Teste. La première gare de Bordeaux (Bordeaux-Ségur) est alors inaugurée. Cette gare fut remplacée par une caserne et se situait au niveau de l'actuelle rue de Pessac.

En 1852, la Compagnie du Paris-Orléans ouvre la ligne entre Bordeaux et Angoulême permettant la liaison entre Bordeaux et Paris. Les trains partent alors de la gare de Bordeaux-Orléans (Bordeaux-Bastide), ouverte rive droite. En 1853, la Compagnie de chemin de fer de Bordeaux à La Teste est reprise par Compagnie des chemins de fer du Midi. En 1855, la gare de Bordeaux-Ségur est supprimée et remplacée par la gare Bordeaux-Saint-Jean. On a alors deux réseaux principaux avec deux gares principales appartenant à deux compagnies différentes. Cette situation s'explique par le fait qu'il n'y avait pas de pont ferroviaire permettant de traverser la Garonne. Les voyageurs partant de Paris et souhaitant se rendre vers le Sud de l'Aquitaine devait descendre à la gare de Bordeaux Orléans, traverser la Garonne et reprendre le train à la gare Saint-Jean. Une passerelle de liaison est construite entre les deux gares en 1860 par Gustave Eiffel. La gare d'Orléans reste cependant la tête de ligne de la Compagnie du Paris-Orléans (vers Clermont-Ferrand, Lyon, Paris). En 1898, la gare Saint-Jean actuelle est construite afin d'accueillir plus de voyageurs. La gare d'Orléans perd alors peu à peu son utilité et la fusion des deux compagnies ferroviaires (Paris-Orléans et Midi) en 1934 et la création de la SNCF en 1938 sonne le glas définitif de cette gare au profit de la gare Saint-Jean. Longtemps désaffecté après plusieurs projets annulés et un concert de Noir Désir, le bâtiment de la gare d'Orléans a été reconverti en cinéma.

Bordeaux est de nos jours un n½ud ferroviaire important entre Paris et l'Espagne. La gare principale de Bordeaux (gare Saint-Jean) est desservie par de nombreux TGV. Bordeaux est en effet reliée par TGV à Paris-Montparnasse, à Toulouse, à Irún, à Dax, à Hendaye, à Pau... Bordeaux est également reliée par trains corail et par TER à Nantes, Périgueux, Mont-de-Marsan, Arcachon, Lyon, Clermont-Ferrand par le Ventadour. Bordeaux possède également deux gares desservies par les trains régionaux: Caudéran et la gare Saint-Louis. Celle-ci , qui auparavant était située prés du port industriel pour le fret et les voyageurs vers le Médoc,a été déplacée vers Le Bouscat par mesure de sécurité ; l'ancienne gare étant remplacée par un supermarché . L'ancienne gare de triage ,elle, a été récemment détruite suite à une opération d'urbanisme.

La gare Bénauge a été récemment détruite pour l'aménagement des voies ferrées et pour la réouverture de la gare de Cenon qui est directement desservie par le tramway ; comme d'ailleurs la gare Saint-louis qui renforcera la ligne Blanquefort vers Bordeaux Saint-Jean (30 mn actuel) afin de desservir certaines communes.

Un deuxième pont a été construit contre la passerelle St-Jean pour débloquer le trafic saturé et avoir une ligne spéciale TGV.
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# Posté le lundi 25 février 2008 18:20

27- Place des Quinconces

27- Place des Quinconces
La place des Quinconces (44°50′44″N 0°34′25″W / 44.84556, -0.57361), est la plus grande place d'Europe (126 000 m2).

Elle est aménagée de 1810 à 1828 sur l'emplacement du château Trompette (du nom du ruisseau Tropeyte, qui traversait le quartier détruit pour la construction de la citadelle), fortification construite par Jean Bureau sous Charles VII, et améliorée par Vauban durant le règne de Louis XIV, destiné à empêcher toute rébellion de la ville, et remise à la ville en 1816 par ordonnance du roi Louis XVIII.

Sa forme en carré allongé terminé par un hémicycle est adoptée vers 1816. Les arbres ont été plantés (en quinconces, d'où le nom de la place) en 1818.

Les deux colonnes rostrales (21 mètres de haut) situées face à la Garonne, ont été construites par Pierre-Alexandre Poitevin dès 1829. Chaque colonne a été ornée au tiers inférieur, par l'ornemaniste d'origine italienne N. Bonino, de quatre proues de galères prolongées de rostres formés de deux faisceaux de trois glaives. Les rostres rappellent la victoire des flottes romaines sur celles de Carthage et, depuis l'Antiquité, signifient la maîtrise triomphale des mers. Au-dessus, en simple relief, deux statues de Monceau se répétant à la verticale des proues : l'une symbolise le Commerce et l'autre la Navigation. Le chapiteau supporte un édicule circulaire couvert d'une coupole. Le décor, finement sculpté par Bonino sur le fût, copie les proues et les ancres figurant sur le modèle de référence du musée du Capitole, mais Poitevin y a ajouté le caducée de Mercure et l'étoile qui guide le marin, attributs du Commerce et de la Navigation.

Les statues de Montaigne et de Montesquieu du sculpteur Dominique Fortuné Maggesi en marbre blanc sont placées en 1858.

Depuis 2003 et la mise en place du tramway, la place est le plus grand point de correspondance de transports en commun de l'agglomération, avec deux lignes de tram, 21 lignes de bus (dont 3 du réseau de nuit), une navette électrique et 12 lignes de cars à travers la Gironde, ainsi qu'un espace accueil au sud.

Suite de la démolition du Château Trompette, on a construit tout autour de la place des bâtiments aux façades uniformes formant un hémicyle (demi-cercle). Retardé par la Révolution, le projet a été repris en 1817, avec les plans de l'architecte Jean-Baptiste Dufart (inspirés par les architectes Victor Louis et Guy-Louis Combes, et s'accordant avec les plans du marquis de Tourny pour les environs de la place Tourny). Le projet s'est terminé quelques années plus tard. Autour de cet hémicycle on trouve six groupes de bâtiments de style classique, tous à trois niveaux d'habitation et surmontant une base en arcades.

Cette place accueille de nombreuses animations dont le cirque, des brocantes, la fête des plaisirs (fête foraine 2 fois 1 mois par an) , fête du vin, fête du fleuve et d'autres animations tout au long de l'année.

# Posté le lundi 25 février 2008 18:36

Modifié le lundi 25 février 2008 18:56

28- Monument des Girondins sur la Place des Quinconces

28- Monument des Girondins sur la Place des Quinconces
Le monument est élevé entre 1894 et 1902 à la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur.

Il se compose d'un large socle encadré de deux bassins, ornés de chevaux et de groupes en bronze, et surmonté d'une colonne de 43 mètres de haut où culmine (à 54 mètres de hauteur) la statue de la liberté brisant ses fers en bronze vert .

Parmi les sculptures :

* vers le Grand Théâtre : le triomphe de la République
* vers les Chartrons : le triomphe de la Concorde.
* vers le fleuve : on trouve la Tribune avec le coq gaulois, à sa droite : l'Histoire et à sa gauche : l'Éloquence (2 personnes assises).
* vers la place Tourny : la ville de Bordeaux assise sur la proue d'un navire avec une corne d'abondance. À droite du socle : la Dordogne et à gauche la Garonne.

Au pied du char avec chevaux : Ignorance, Mensonge et Vice. Le quadrige chevaux-poissons est une représentation du Bonheur. La colonne est réalisée par Achille Dumilâtre et Victor Rich. Le piédestal est de Corgolin. Les chevaux marins et les groupes de bronze placés au niveau des bassins latéraux, enlevés sous l'occupation allemande, pendant la seconde guerre mondiale, ont été solennellement remis en place en 1985.
Protégée depuis 2002 au titre des monuments historiques, la colonne a fait l'objet de travaux de sécurité et de travaux de restauration patrimoniale en 2006.
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# Posté le lundi 25 février 2008 18:44

29- Eglise Notre-Dame

29- Eglise Notre-Dame
L'église Notre-Dame (Saint-Dominique avant le Concordat), a été construite par Pierre Duplessy-Michel (1684-1707). Elle est inspirée de l'église du Gesù à Rome. Sa façade est baroque, de style jésuite. Elle est classée monument historique. Elle possède une acoustique remarquable d'où le nombre élevé de concerts organisés dans cet endroit. On peut y voir six tableaux du peintre André Jean, en religion dit : le Frère André, datés de 1712, 1714, 1718, 1731, 1732 et 1735. On trouve des bas-reliefs, un maître-autel en marbre blanc dû à Peru (1759) et des grilles en fer forgé autour du ch½ur dues à Moreau (1780).

Son cloître est la Cour Mably. Construit en 1684 sur les plans de l'architecte Michel Duplessy, ce bâtiment est le second couvent des Jacobins. Le premier est détruit en 1678. De 1797 à 1885 il est occupé par la Manutention militaire. À partir de 1886 il est rénové et transformé en Bibliothèque municipale.

Il abrita également le Musée des Antiquités à partir 1887. La présence en ces lieux de la Chambre Régionale de la Cour des Comptes est très récente, 1994.
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# Posté le lundi 25 février 2008 19:01

30- Porte de Bourgogne et Place Bir-Hakeim

30- Porte de Bourgogne et Place Bir-Hakeim
Tourny eut comme projet de démolir ou de faire construire de nouvelles portes pour parachever la transformation de Bordeaux. Appelée aussi Portes des salinières, elle est située face à l'actuel Pont de Pierre et s'ouvre sur le Cours Victor Hugo, anciennement rue des Fossés.
Il souhaita qu'elle constitue un accompagnement pour la Place Royale (Place de la Bourse) et la consacra au Prince Monseigneur le Duc de Bourgogne le 24 janvier 1757. Elle se rapprocha dans sa conception des Arcs de Triomphe, tel celui de Titus à Rome, et devint même un temps l'Arc Napoléon.
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# Posté le lundi 25 février 2008 19:12